Chateaubriand dans « René » a écrit : « Mon humeur était impétueuse, mon caractère inégal. Tour à tour bruyant et joyeux, silencieux et triste, je rassemblais autour de moi mes jeunes compagnons ; puis, les abandonnant tout à coup, j'allais m'asseoir à l'écart [...] »
Je pense que l'une des nombreuses choses que je déteste, c'est que l'on me demande comment je vais, au moment ou je ne vais pas bien, justement. Ah non ! Y'a pire. Oui, c'est le « Bah dis doooonc, ça à pas l'air d'aller toi. Ben qu'est ce qui va pas ? » qui va avec. C'est lors de ces grands moments de solitude, que j'explose (façon de parler bien entendu). Le plus étrange chez moi (oui, des fois je me surprends moi aussi), c'est que ce sont toujours les mêmes qui payent. A mon insu, j'entends bien. Certaines personnes n'ont pas cette capacité, qui est de savoir ce que c'est que de sortir des vannes avec une petite dose de méchanceté, et le petit sourire narquois en bonus qui en rajoute une couche. Je pense que c'est ce que je préfère dans la vie (limite j'en rajoute juste un peu). Ces moments là, suivent en général de très prés, les moments de rire bruyants, vous savez, ces moments où vous riez tellement que, machinalement, vous vous tapez frénétiquement la cuisse de la main droite (ou de la gauche, oui je sais qu'il y'a des gauchers qui me lisent.). Bref, sans ça, je m'emmerderais un peu, j'dois avouer. Et c'est pour ça que j'ai parfois du mal à comprendre les jeunes gens qui m'entourent. Bon, bien sur, à la longue il y en a qui ne m'aiment plus. D'autres qui ne m'ont jamais aimé, et qui, je l'espère bien, ne m'aimeront jamais. D'autres qui font semblant de ne pas m'aimer. Bien sur, il y en a qui ne me connaissent pas, et je ne les aime pas. Mais le mieux, c'est qu'il y en a pas mal qui m'aiment, finalement. C'est pourtant très compliqué de m'aimer.
Je ne fait, finalement, que causser partout ou je vais, ici ou là bas, le malheure des gens que j'aime....
Si c'est pour être loin de toi....
Merci la vie, mais je ne te veux plus....